. Rubrique de presse : "Nice: Guy David, c'est fini" (réalisé par J. Gianaria, L'Equipe, 15/09/1999).

Guy David a claqué la porte du Gym. Les raisons de son départ et l'avenir du club...

Déja sur la touche, comme simple supporter, pour suivre les soixante-quinze minutes d'exercices physiques - des étirements, des abdominaux, des multibonds et de la course - dirigés lundi et mardi par Alberto Bartali, le préparateur italien dépêché par Rome, avant de pouvoir officier pour un petit jeu libre avec ballon, Guy David regardera désormais l'OGCN, avec plus de distance encore.

Hier en fin de matinée, avant d'emballer ses affaires, il a informé ses joueurs et ses adjoints de son refus de poursuivre sa tâche, et ce en présence de Roberto Onorati, le team manager chargé de relayer l'info à la direction du club.

Engagé le 20, janvier dernier pour sauver un Gym alors dernier, le technicien n'ira donc pas au bout de son bail courant jusqu'en juin 2000. Et il se refuse pour l'heure à toute déclaration ou commentaire sur ce qui a tout l'air de s'orienter vers une rupture de contrat... par l'ernployé. Une procédure rarissime, même à Nice, qui a pourtant connu dans son histoire moderne les retraits volontaires de Carlos Bianchi, Jean Férnandez et Dominique Baratelli.

Bien qu'affecté par l'échec enregistré samedi dernier à Ajaccio (0-1), Guy David semblait pourtant pouvoir " tirer quelque chose de bien " d'un effectif réuni par son patron, Primo Salvi, et enfin au complet avec l'arrivée de Marco Grassi. L'irruption d'un adjoint transalpin a t-elle constitué la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ? Ou les relations déjà réduites au strict minimum professionnel avec son employeur se sont-elle encore dégradées ? On ne devrait pas tarder à connaître les raisons du technicien, qui a apparemment pris de court ses dirigeants.

"Ce n'est pas un bon jour pour Nice. J'ai pris, acte de la décision de Guy David de ne pas continuer. Mais, faute d'informations, puisqu'il a refusé de nous parler, j'attends de prendre connaissance de sa lettre recommandée" a ainsi expliqué Primo Salvi, qui a démenti avoir été devancé par son ex-employé. "J'ai toujours dit qu'il n'était pas menacé. Et c'était le cas, preuve en est que nous n'avons pas de solution de rechange toute prête".

Dans un premier temps, la triplette Bartali-Buffat-Fleury assurera l'intérim et préparera la venue de Châteauroux samedi. Quant à l'identité du dixième entraîneur de la décennie niçoise, plusieurs noms circulent: Christian Damiano, l'ex-patron de l'équipe de France des moins de dix sept ans, qui dirige depuis cet été le centre de formation Niçois, Hateley, Scala, Cavalli et le ticket Onorati-Bravo. Mais le capitaine des Aiglons avait rappellé tout récemment dans ses colonnes son désir de se consacrer au seul jeu, au moins jusqu'à la fin de la saison.

"Les raisons du départ de David" (16/09/1999)

On comprend mieux, désormais, pourquoi Guy David a claqué mardi la porte de l'OGCNice, après avoir précisé à ses joueurs qu'il ne démissionnait pas. A l'origine de cette décision qui a surpris tout le monde à Nice : un article paru le 25 août dans le quotidien Israélien Maariv. Nos confrères t reprennent ces propos du président Salvi, accusant son entraîneur de racisme : "Nous sommes obligés de brader Allon Mizrahi , car l'entraîneur est raciste". S'estimant à juste titre "diffamé et injurié", dans un communiqué rendu public hier après-midi, Guy Davis explique: "Mon employeur a commis un manquement gravissime à ses obligations et à subséquemment pris la responsabilité de la rupture du contrat de travail qui me liait à l'OGCNice. Au delà des conséquences professionnelles que de tels propos peuvent provoquer, c'est mon intégrité personnelle qui est bafouée. Dès lors, c'est pour moi un devoir de réagir." Informé des griefs de son ex-employé par sa lettre recommandée reçue hier au siège, Primo Salvi s'est d'abord refusé à tout commentaire officiel sur cette sale affaire avant de démentir avoir tenu de tels propos.