FINALE

SCUF - British Paris

Score :

31 - 14 (a.p)

Date :

16-03-2002

Points :

4 essais (Champion M. - Lazzerini - Nivoix - Barbe)
3 penalites (Darcel)
1 transformation
(Darcel)

 

Le trophée de champion d'ile de France réserve du championnat du Samedi pour la 3-Jeune

16 mars 2002, le jour tant attendu par les « Petitet Boys » est enfin là ! Toute la semaine, on s’est préparé dans nos têtes à affronter les British, on a répété quelques combinaisons… Et oui, nous sommes allés à l’entraînement ! ! L’heure de la rencontre a sonné. Les supporters des deux camps sont là (une cinquantaine), le beau temps est au rendez-vous, le soleil étant l’inconnue principale pour nos « amis » anglais.Les Anglais bénéficient du coup d’envoi. Ce n’est, à l’evidence, plus l’équipe que l’on avait battu 43 à 7 lors de la première journée de championnat. Néanmoins, quelques nouvelles têtes ont aussi intégré le groupe depuis quelques matchs.

La « 3 jeune » est à bloc. Le pack de devant est solide à souhait, et les trois quarts ont les jambes en feu (ainsi que le foie pour certains que l’on ne nommera pas)…

Le début de la rencontre est à l’avantage des Scufistes. La pression des avants est efficace à l’image des phases finales, même si la défense des britanniques ne rompt pas. Et oui, l’anglais est un animal certes peu imaginatif mais volontaire au possible. A l’intersection des lignes, Mathieu Champion (n°9) dirige bien ses gros (nous évoquons à travers ce terme en particulier les numéros 5 et 8 du pack…) et offre des ballons que Stéphane « VMD » Darcel (n°10) utilise à merveille avec son jeu au pied ( son jeu à la main étant plus performant le jeudi soir…hum hum…). Cette domination se traduit par deux pénalités transformées par VMD (n°10) ; l’une pour une position de hors-jeu ( c’est des anglais: LOGIQUE), l’autre pour brutalité ( encore LOGIQUE).

06 à 00, le Scuf a pris le match par le bon bout. Les supporters jubilent et Petitet sautille sur le bord de touche tel Passe Partout avec son trousseau de clés !

La mêlée des « bordeaux » est à son aise et fait des ravages. Guillaume Courtin (n°2) se permet même de récupérer quelques ballons sur introduction adverse. Le Scuf gère tranquillement ce match, mais n’arrive pas à tuer la rencontre. Charles Ojalvo (n°5), récupérant un ballon sur touche adverse, s’écroule à 20 cm de l’en-but, après un bon travail des avants. VMD (n°10) zigzague et sème le trouble dans la défense des British sans trouver de relais. Florent Lazzerini (n°1) récupère le cuir sur une touche adverse, mais rentre en contact avec un coéquipier, ne pouvant attendre celui des douches. Sebastien Latran (n°6) et Nicolas Hossard (n°13) commettent un en-avant à quelques mètres de la ligne d’essai…Les occasions d’alourdir le score sont énormes pour le Scuf, mais ça ne passe pas. Tout est à l’image de la pénalité, à 40 mètres en face des barres, tapée par VMD (n°10) et qui s’écrase sur le poteau droit. On est à un fil de plier le match, mais pendant ce temps le chrono tourne et la vache folle anglaise reste dans la partie…

La mi-temps est sifflée. Le coach « Little T » souhaite alors faire participer tout le monde à la victoire qui se profile. Une petite tension naît de cette décision d’effectuer cinq changements ! Le groupe n’a pas le temps de récupérer et se déconcentre grâce à l’aide de certains petits camarades ayant des réactions un peu trop « footeuse »... Devant comme derrière, l’unité n’est plus là et « l’ ami » british va se faire une joie de nous rappeler à l’ordre…

Sur le terrain, ce dernier ne se fait pas prier pour utiliser à bon escient la défaillance des « Bordeaux ». Le Scuf n’arrive pas à sortir de son camp, et sur un ballon récupéré par les avants britanniques, le demi-d’ouverture feinte et perce notre défense. VMD (n°10), auteur jusque là d’un match exemplaire, loupe le placage malgré un arrachage de chaussettes de grand talent. Etienne Ousteau (n°7) poursuit le lutin britannique, mais ne peut l’empêcher d’aplatir le cuir dans notre en-but. Heureusement, le botteur adverse est en super-méforme et rate la transformation.

Le Scuf mène toujours au score (06 – 05), mai le mental n’est plus là. La motivation a disparu et l’état d’esprit qui faisait notre force se retrouve chez l’adversaire. Les fautes dans les regroupements s’accumulent pour les gros, et Etienne Ousteau (n°7), notre combattant bigourdan et randonneur des regroupements (attention au têtes qui dépassent…), doit quitter le combat suite à des douleurs de plus en plus récurrentes à l’épaule et aux côtes. Derrière, le tableau n’est pas non plus très réjouissant, les en-avants ou les incompréhensions entre joueurs apparaissent, VMD (n°10) offre gaiement son corps aux plaqueurs adverses, Rénato commence à manquer d’alcool dans le sang, etc... A ce rythme, les British n’ont pas de mal à prendre le match en mains : à défaut de talent, l’Anglais est vaillant et courageux. Et même si leur botteur n’est pas l’égal de ce – Biiiiiiip- (autocensure de l’auteur pour ne pas choquer les âmes sensibles) de Jonny Wilkinson, il parvient quand même à passer deux pénalités suite à deux fautes de Vincent Barbe (n°8), toujours prêt à offrir son corps aux crampons adverses.

 

 

Le Scuf est au fond du trou (06 – 11). La conquête du Graal s’effrite de plus en plus au fur et à mesure que les minutes défilent.  Sur la touche, les Anglais commencent à sortir les bières et à brailler, ce qui n’arrange vraiment pas les affaires scufistes… 

 Découragé par la situation et ne comprenant pas pourquoi l’équipe passe à côté de son match, Captain Lazz (n°1) ne parvient plus à trouver les mots pour relancer la machine. Heureusement, il est relayé par Charles « Jewell » Ojalvo (n°5) et Vincent Barbe (n°8) qui ne perdent pas espoir. Derrière, VMD (N°10) – Jérôme Riboulet (n°12) ne trouve pas la faille, mais replace le Scuf dans le sens de la marche avec un beau jeu au pied.

 Il ne reste plus qu’une poignée de minute à jouer, et tout porte à croire que la soirée va être des plus moroses… Les supporters et supportrices scufistes entrent en alors en action et tentent de réveiller le cocotier scufistes. C’est le moment que choisissent alors les gros de devant pour reprendre le match en main. Toutes les pénalités sont jouées à la main. Les percées de Lazz (n°1) sont bien relayées par Dimitri Bonnet (n°6) et le reste du pack qui se fait un plaisir de broyer les chevilles et autres mollets de l’adversaire. Les trois-quarts prennent efficacement le relais des avants pour mettre la pression sur ces Britishs. Mais l’impact de la révolte des « bordeaux » ne paye toujours pas au score, et les rêves de trophées s’envolent…

 Nous sommes entrés dans les arrêts de jeu. Les espoirs des scufistes sont maigres, même si les joueurs du club centenaire campent dans les 22 British, et qu’ils peuvent toujours croire à un exploit personnel…

 Mêlée à 5 mètres de la ligne d’en-but britannique. C’est sûrement la dernière action du match, et donc de l’année pour cette valeureuse équipe. Le pack ne se soucie donc plus guère des recommandations en mêlée de l’arbitre. Tout va se jouer sur cette phase de jeu au combien mythique pour nous français. L’entrée en mêlée est lourde. Soumis à la pression, le talonneur adverse envoie un missile vers son demi de mêlée. Ce dernier ne peut contrôler la balle, et le cuir continue sa course tout près de l’en-but. Mathieu Champion (n°9) se défait de son adversaire et se jette comme un mort de faim. Malgré la cohue, il se saisit de la balle, aplati en terre promise, et offre à ses coéquipiers la possibilité de continuer à rêver. A 11 partout, le Scuf revient de loin, du bout du monde même, mais il reste encore la transformation de VMD (n°10). Hélas, elle ne passe pas et les deux formations sont bonnes pour deux quarts-d’heure supplémentaires.

 Cet essai venue de nulle part a transformé le groupe. Les Anglais sont abattus, et leurs supporters ont bien du mal à retrouver de la voix, estomaqué par le retour héroïque des petits frenchies ; la bière brûlent alors les gosiers de ces mêmes supporters…

 Le premier quart d’heure démarre sur les chapeaux de roues pour les « Bordeaux ». Comme en première mi-temps, les gros sont combatifs et solidaires. Les trois-quarts utilisent cette domination pour mettre le feu dans la défense adverse et VMD (n°10) donne l’avantage au Scuf par une nouvelle pénalité (14 – 11). Cependant, la précipitation joue encore des tours à certains. Christophe Nivoix (n°4 puis 7) est à deux doigts de libérer le Scuf suite à une merveille de combinaison des gros, mais commet en-avant juste avant d’aplatir…

 Les « Bordeaux » n’ont pas tué le match, mais le mental est au plus haut, tout comme sa défense qui ne laisse plus d’espoir aux British, si ce n’est cette pénalité réussi au début de la seconde prolongation (14 – 14).

 Lazz (n°1 puis 4) a retrouvé son lancer en touche, ce qu’apprécie Christophe Nivoix (n°7) en premier sauteur. Le pack retrouve les fondamentaux et progresse sur une vingtaine de mètres à chaque fois. Les trois-quarts, servis sur un plateau, font circuler le cuir jusqu’à l’aile de Julien Hospital (n°14) qui est arrêté à quelques mètres de l’en-but. Bien protégé par la troisième ligne, le ballon ne demande plus qu’à repartir. Lazz (n°1) s’empare du cuir et s’infiltre petit côté. Vincent Barbe (n°8) en embuscade vient soutenir son pilier, et avec le soutien des gros, ils s’écroulent ensemble dans l’en-but pour un essai collectif. La transformation de VMD ne passe pas. (19 – 14).

 

 

 

Mais qu’importe, le Scuf a compris qu’il avait le match en main, et ne se fait pas prier pour réinvestir le camp des British. Les trois-quarts sont libérés et s’infiltrent à volonté dans les lignes adverses avant d’être stoppé à un mètre de la ligne d’essai. Mathieu Champion (n°9) sert Christophe Nivoix (n°7) lancé le long de la ligne de touche qui parvient à aplatir dans un trou de souris. (24 – 14)

Les sourires reviennent sur les visages des joueurs, ainsi que sur celui des supporters. Et puisque tout le monde est heureux, il ne s’agit pas de s’arrêter là. Lancé par les avants, les trois-quarts repartent à l’assaut de la terre promise. De nouveau, l’attaque s’interrompt au niveau de l’ailier. La protection est efficace, le ballon vite libéré, et repart petit côté avec Lazz. Il repique intérieur pour attirer l’ailier et passe le cuir à Vincent Barbe (n°8) qui n’a plus qu’à continuer sa course pour aplatir dans l’en-but. Pour couronner le tout, VMD transforme l’essai en coin (31 – 14). Il ne reste plus que quelques secondes à jouer. Le Scuf gère la fin de match. Et lorsque l’arbitre siffle les trois coups tout le monde explose de joie et se retrouve à sauter et à gueuler ! Bordel, on a gagné, on est champion ! ! !

La haie d’honneur expédiée, Jean-Pierre Petitet est porté à bout de bras par certains tandis que les autres l’arrosent avec les bidons d’eau ! La cérémonie s’ensuit avec un discours « homérique » du Président du CIFR qui remet la coupe des « Champions Réserves Clubs du Samedi 2001/2002 » a Captain Lazz et ses joyeux lurons. Ce dernier retrouve ses partenaires pour partager le trophée dans un regroupement bordélique…

 

 

 

 

 

 

 

 

Composition de l’équipe :  

1 – Florent Lazzerini (cap.)

2 – Guillaume Courtin

3 – Olivier Richard puis Lawrence Platt (substitution 97°)

4 – Lawrence Platt puis Christophe Nivoix (40°)

5 – Charles Ojalvo

6 – Sebastien Latran puis Dimitri Bonnet (40°)

7 – Etienne Ousteau puis Eric Morillon (55°)

8 – Vincent Barbe

9 – Mathieu Champion

10 – Stéphane Darcel

11 – Ronan Henaff puis Julien Hospital (60°)

12 – Jérome Riboulet

13 – Nicolas Hossard puis Arnaud Bardet (40°)

14 – Nicolas Perrin puis Florent Gallaire (40°)

15  - Pierre Ellen puis Richard Daniels (40°)

 

Nous n’oublierons pas le coach Jean-Pierre Petitet qui est à l’origine de ce groupe et à qui revient les honneurs de ce titre. Merci à Jean-Pierre Le Balch’ pour les entrainements du jeudi,  à tous les joueurs qui ont un jour fait parti de la « 3 jeune » et à qui revient un morceau de cette victoire, aux supporters et supportrices qui nous ont suivis en championnat comme en phase finale, à Sébastien Champion et Marc Schorr qui n’ont pas pu être sur la feuille de match, à ceux qui n’ont pas cru en nous et qui nous ont donné la force d’aller plus loin, à nos voitures sans qui nous n’aurions pas pu aller bien loin, à la Koegnigsbeer qui à coulé après nos victoires sans oublier le champagne du coach en finale !

 

Et ils sont où les British ? « DANS TON C.. ! ! ! »